ATELIER SUR LA GOUVERNANCE PARTICIPATIVE

Tunis. Dans le cadre du projet « SALEMM – Solidarité Avec Les Enfants du Maghreb et Machreq» l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) en Tunisie et le Fonds Provincial Milanais pour la Coopération Internationale (FPMCI) ont organisé un Atelier sur le thème de la Gouvernance Participative au Centre de Formation et d’Appui à la Décentralisation (CFAD) de Tunis.

L’atelier, qui s’est déroulé pendant un journée et demi le 27 et 28 octobre 2015, a vu la participation des représentants du gouvernement tunisien, y inclus le Ministère des Affaires Sociales et le Ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale, ainsi que de la société civile, des organisations internationales, telles que le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

L’atelier avait comme objectifs d’offrir un espace de connaissance et de discussion sur la gouvernance participative, de présenter des exemples et bonnes pratiques en la matière, et de créer des bases des parcours de gouvernance participative pour la promotion de l’inclusion sociale et économique des jeunes à risque de marginalisation sociale et de migration irrégulière.

L’atelier a été ouvert avec les mots de bienvenue de Mme Giulia Micciché, chef du projet SALEMM pour le FPMCI suivi par Mme Lorena Lando, Chef de Mission de l’OIM Tunisie.

Mme Nadia Gouta du Ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale, a animé l’Atelier qui a été divisé en une première partie théorique et une deuxième partie de travail de groupe, interactive.

Pendant la matinée de la première journée plusieurs présentations ont introduit à l’audience variée les concepts clés et les définitions de la gouvernance participative, ainsi que les bonnes pratiques et leçons apprises dans les différents contextes d’intervention, notamment au niveau international. Ce dernier est le cas des interventions de Mme Leonor Lopez du PNUD et de M. Michelangelo Secchi de l’Université de Coimbra.

Parmi les différentes définitions, la gouvernance participative a été décrite comme « une stratégie pour améliorer la vie et le bien-être des citoyens », en mentionnant que les citoyens ont le droit d’être consultés avant que le processus politique devienne opérationnel. Mme Raoudha Jaouani du Ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale a surligné que la gouvernance participative est « un choix qui dépend de différents participants » ; en ce sens, l’intervenante a beaucoup apprécié la présence d’un public jeune issu de la société civile, parmi les participants à l’atelier. Elle a aussi mentionné que pour ce qui concerne la Tunisie, la bonne gouvernance est une composante qui est prise en compte par le gouvernement tunisien dans le développement du plan quinquennal 2016-2020.

Des exemples de gouvernance participative ont été exposés portant sur différents programmes en Tunisie, y compris le Programme d’appui à la Gouvernance Urbaine Démocratique et au Développement Economique Local en Tunisie (PAGUDEL).

Une représentante l’OIM Tunisie, Mme Sondes Khelifi a par ailleurs présenté le projet Mainstreaming Migration que l’OIM Tunisie est en train d’implémenter pour introduire la thématique de la migration d’une manière transversale dans la planification du développement en Tunisie.
 
Une fois que les notions des bases, ainsi que les contraintes et les bonnes pratiques de la gouvernance participative ont été présentées, les participants sont devenus acteurs directs impliqués dans la mise en place d’exemples de gouvernance participative.
Deux groupes ont été formés, composés de façon équilibrée en choisissant des membres de la société civile, du gouvernement ainsi que des organisations internationales pour assurer une homogénéité des groupes et la possibilité de mettre ensemble les différents représentants avec le même objectif : effectuer une proposition de la durée d’une année pour améliorer l’intégration de jeunes dans la société.

L’activité de groupe s’est révélée très enrichissante et constructive. Dans une atmosphère conviviale et productive, les différentes opinions se sont concrétisées en deux propositions qui ont été présentées durant le deuxième jour de l’atelier. Les deux groupes ont été à la fin évalués et les points forts ainsi que les aspects à améliorer ont été identifiés. Tous les participants à l’atelier ont accueilli très positivement l’expérience et ont exprimé le désir de pouvoir le répéter dans la futur.